Roblot, le prévoyeur de futur !
Article écrit le 3 janvier 2011 par Thierry BRAYER3 01 2011

ROBLOT, LE PREVOYEUR DE FUTUR
Le pléonasme sloganesque est plus gai que la pub !
Catégories : Ahurissement Linguistique, Coups de gueule, Miscellanées

ROBLOT, LE PREVOYEUR DE FUTUR
Le pléonasme sloganesque est plus gai que la pub !

http://livre.fnac.com/a1152299/Paul-Robert-Thomas-Jacques-Brel
Dr. Paul-Robert THOMAS
« BREL, j’attends la nuit »
(1945-2008)
Dites-moi
si vous savez ce qu’est un SDF ?
Trois lettres pour une vie, trois lettres seulement
je vous en raconte une, celle de Zanguief
Trois minutes pour une vie, si vous avez le temps…
Zanguief, on le dit Sale Dangereux et Fou
Dans le regard des gens, une Sensation De Flou
Ses rêves ? Rien que des Souvenirs De Foyers
Sa liberté ? Sa seule Source De Fierté
Aucune Solidarité De sa Famille
Parait même qu’il a perdu Ses Deux Filles
Quelqu’un vous a dit qu’il Souffrait De Folie ?
Mais c’est chaud-glacé de Survivre Dans des Faux
lits
Être SDF
C’est pas encore la fin du monde
Mais pour Zanguief
C’est déjà le début d’un autre
Toute sa vie, il Supporte Des Fardeaux
L’amour, l’amitié lui font Souvent Des Faux
Il est – on s’en doute – Sans Demoiselle Fixe
Pas de télé pour Se mater Des Films X
Dehors dedans c’est un Sentiment De Frisson
D’abandon, un Sentiment De toucher le Fond
Zanguief galère dans le Sud De la France
mais ça serait pareil aux States, à Dubaï, à Florence
Être SDF
C’est pas encore la fin du monde
Mais pour Zanguief
C’est déjà le début d’un autre
Tous droits SACEM
Quand le président cause mal la France, on le dénigre, mais quand il utilise l’imparfait du subjonctif à bon escient en plus : on se moque ! Que dire et comment faire ? En attendant, dans la phrase : « Ces boulons, il aurait fallu que je les visse », visse, c’est quel verbe ?

Les tagueurs n’ont pas pris soin d’effacer LA faute qui reste donc à son emplacement !

Un rien, une chose, Elle !
Est-ce le moment de se taire quand tout le monde se terre ? Ne rien dire et défaire en un rien de temps ce que l’on a mis tant de temps à devenir autre chose qu’un rien, qu’une chose, qu’une simple idée qu’on a appelée la vie ? Heureusement, cette femme photo-génie me provoque, m’incite, m’acère, me supplie de me détaire pour mieux me faire entendre ce rien, cette chose, qui gronde en moi, en nous, en vous, en Terre. Et son chandail croisé de ces riens laisse passer son tout, vers elle, vers moi, je préfère qu’il n’y ait plus vous. Pourquoi ? je n’en sais rien, je n’en sais chose. Et dans ces choses, je me dis qu’il faut verbaliser, grammatiser, orthographier et organiser ce fatras de riens en une phrasitude de choses. Que me dit-elle dans ses non-dits, que m’apprend-elle dans ses non-appris ? Que me veut-elle dans ses oui-voulus ? M’entrainer vers le son d’un battement d’œil, de ventricule et d’imagos. Taisez-vous, dit-elle, pour mieux parler et Chut ! pour mieux tomber… Alors je tombe – c’est mon rôle – vers un vide empli de rien et je crie. Pas d’air ? Plus d’air ? Plus de sons … Si l’anse que forme son bras m’appelle à me servir, c’est à moi de franchir le seuil d’une porte sans porte. S’emporte, m’emporte ? J’aimerai, tu aimerais, tu aimeras, mais mes mots ne sont pas émaux ni bijoux pour ce voyage qu’elle mérite. Tais-toi, me dit-elle, à présent, me tutoyant, me bousculant, me prévenant que demain ne sera pas un autre jour parce que demain peut ne plus exister, même pas demain, mais juste pour hier. Et encore ?
Et je me questionne : que veut-elle me faire taire ? Ma lâcheté d’Homme-humus ? Elle a raison. Je cherche des mots, mes mots, ceux que j’avais avant. Où sont-ils ? Comment sont-ils ? Pourquoi sont-ils ? Chut ! dit-elle, cela me laisse du temps pour trouver le temps qui me cherche depuis le début des temps. Et l’étang de son corps s’attarde sur mes pupilles, persiste rétiniennement et je la vois nue avant qu’elle ne soit nue. Un cadeau avant le cadeau, Noël avant Noël, l’après avant l’avent, la tempête avant le vent, la vie d’avant avant la mort d’après ? Et puis après ? Plus rien…
Le souffle de sa voix essouffle ma voie. Où puis-je aller, au pire aller, au mieux aller, pour m’approcher sans l’affoler, elle qui me silence forcé. Pourtant je ne parle pas puisque j’écris ? Sera-t-elle heureuse de voir enfin mon obéissance s’agenouiller devant le doigt de sa raison sur les lèvres de ma déraison. Va savoir, toi qui partage ce moment avec moi, devant une photo dont les reliefs sous sa cotte se dessine en 3D. Ses lèvres, ses seins, ses doigts ? Et je dois me taire et m’orgasmer sans bruit ? Quelle injustice ! Comment tu fais, toi ? car moi je n’y arrive pas. Me dit-elle de ne pas venir ? Me dit-elle de venir ? Me dit-elle ce qu’elle me dit ou ce qu’elle ne me dit pas ?
Mère de Dieu, et fille de la musique, ce trait d’union qui t’éponyme m’encourage à respecter ce que tu es. Tu chantes en ultra son, je connais cet air, celui des sirènes qui attirent le marin pour mieux le dévorer. Pire, toi, tu le feras en silence ! Entendu ! Ainsi soit elle !
Mais chut, redit-elle ! Trop tard, j’en dis déjà trop alors que je sais toujours pas ce que je ne dois pas dire. Ah ! Si, ca y est : je sais …
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Thierry BRAYER
Photo de l’album : Pantin & Calendrier de Gérard Leyne
Modèle : Marie-Cécile Gueguen
Autres sites de Marie-Cécile :
http://www.casting.fr/mariececilegueguen
http://www.myspace.com/mariececile22
http://lesilencedunepage.net
| Extrait de
Le Rêve de Guillaume Nouvelles – 152 pages – 14×21 – 10 € |
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Julien Lepers présente son émission de très haut niveau de culture sur la trois : « Question pour un champion » ce jeudi 05 mars 2009. Il précise que la série est « spéciale langue française ». Il ajoute qu’il débutera cette série avec la Turquie.
Si débuter semble synonyme de commencer, il n’en reste pas moins intransitif, c’est-à-dire qu’il n’accepte pas de complément d’objet direct. En clair et en lumière, on ne débute pas quelque chose, c’est plus quelque chose qui débute, comment, pourquoi, quand …
Personnellement, je n’ai pas le niveau pour « Question pour un champion », même « spéciale langue française » !
W9, encore elle, par la bouche de la présentatrice de W9 Mag Marie-Ange Casalta, nous propose un reportage sur les établissements « pénitenciers » : si la dite jeune femme est licenciée, non pas en lettres modernes, mais pour faute professionnelle (de grammaire), aura-t-elle alors des problèmes « pécuniers » ?
De au jour de et de hui, du latin hodie(« en ce jour »), le mot AUJOURD’HUI signifie donc « au jour présent » ou « au jour de ce jour », ce mot est un peu un pléonasme à lui tout seul. Alors AU JOUR D’AUJOURD’HUI, qu’est-ce : je vous laisse traduire ? Oui, c’est ça : au jour du jour de ce jour ? Et l’on l’entend à tour d’oreille, surtout pendant les interviews de sportifs ! A force de dire et de redire, cela va devenir une habitude pour tout le monde, et celui qui ne dira qu’aujourd’hui sans au jour deviendra l’erreur !
Enfin, moi je dis cela uniquement pour l’heure actuelle. Il est possible que dans le futur de demain, cela change ?
Jean-Marc Morandini, que j’apprécie, a le droit aussi de dire quelques bêtises, surtout en direct. A noter qu’il y a beaucoup plus d’erreurs pas dites que d’erreurs dites ( comprendre : il n’y pas beaucoup de ratés, c’est à souligner). Cependant, nous avons eu le droit sur DIRECT 8 à un » Vous allez assister au making of du tournage de la série Les Corbeaux ». Bon, la série, c’est le résultat, le tournage, c’est voir comment on a tourné la série, et le making of du tournage, c’est donc le reportage sur le film qui raconte le tournage, une sorte de making of of ? Une mise en abime est en cours …
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