N.Y.C.

Article écrit le 24 novembre 2007 par Thierry BRAYER
24 11 2007

La première des romantiques aux rues carrées comme des heures,
M’offre sa danse, m’offre ses chœurs.
La première des portes d’un improbable nouveau monde,
M’offre son ventre comme une femme féconde.

Je circule en son île, je respire, je squatte,
Je lisse ses rues jaunes de la gauche vers la droite.
Du nord au sud, je saccade ses avenues citoyennes,
Puis je diagonalise sa large voie de comédienne.

J’arbore sa centralité de verdure si je m’époumone.
Je reprends vie dans son silence qui bouillonne,
Qui me dit tout ce que j’ai à savoir,
Pour naviguer en son corps et son histoire.

Me voici Capitaine d’un vaisseau gigantesque !
Echoué, seul au monde ou presque !
Rassuré, entouré, de mille et une foule,
Comme un ruban qui m’enlace, qui m’enroule.

Elle est pourtant si intime, si fragile,
Si calme puis tempétueuse, si versatile
Mais fière comme un drapeau au vent,
Comme une poitrine de femme-enfant.

Aurais-je ma vie pour la comprendre ?
Ai-je même passé assez de temps à l’attendre ?
Laissez-moi penser que oui !
Laissez-moi penser …

Alors que s’alanguissent les jours et les nuages,
Baisant les buildings sans exhib, sans ambages,
Je ne suis que rampant dans ce presque labyrinthe,
Que je puzzle pourtant de mes chaudes empreintes

Mes empreintes : j’ai foulé cette terre,
De chair, de béton, de soleil et de verre,
Moi, l’infinitésimal rien à l’échelle du Vrai
Voila maintenant que je sais !

Je suis ici, et toi tu es là. Quel est ce destin ?
Adverbes cruels, devenez humains !
Devenez l’un, devenez l’autre, fusionnez-nous !
Que nos moitiés se gonflent en un unique tout !

Je veux sentir ton odeur impertinente,
Ton regard de femelle, ton envie insolente,
Et te voir me prendre en tes bras insolites
Pour m’entraîner au tréfonds de notre coït.

Je saurai patienter pour te reconquérir,
Puisque je sais que tu veux de moi,
Juste mon courage qui se doit de naître,
et les mots pour te conter joliment fleurette.

N.Y.C.
Ce que j’ai tellement rêvé
And I see
Ce que je ne saurai oublier.