Morbide Dick !

Article écrit le 19 janvier 2011 par Thierry BRAYER
19 01 2011

Dans une ambiance morbide, il y a toujours de l’espoir. En effet, morbide veut dire « relatif à la maladie » et non pas « à la mort ». Donc, si l’on prend le bon médicament, cela devrait aller mieux, à médiator ou à raison ! Prendre un mot pour une autre, c’est prendre des vessies pour des lanternes, des avaries pour des avatars, bref, c’est impropre… Beurk !



Plus aucun ou pas du tout ?

Article écrit le 19 janvier 2011 par Thierry BRAYER
19 01 2011

« Il n’y a plus aucun portrait de Ben Ali en ville « , dit M. Pujadas ce soir ! « ne plus » + « aucun » s’annulant, cela veut dire : il y a des portraits en ville ! Ou aurais-je du comprendre le contraire du contraire ? M. Pujadas fait comme M. Chatel a dit et s’adapte en fonction du public : le nivellement par le bas est en marche !

Tout ça, c’est la faut’ à Voltaire, je vous le certifie ! Vite, un fauteuil : je m’écroule !



À M. Luc Chatel, Ministre de l’Éducation nationale

Article écrit le 9 janvier 2011 par Thierry BRAYER
9 01 2011

Article ouvert à M. Luc Chatel, Ministre de l’Éducation nationale.

M. Luc Chatel.

La langue française appartient aux français : nous en sommes riches. Elle évolue naturellement sans demander quoi que ce soit à personne depuis quelques siècles, d’ailleurs aucune loi ne la régit, seules certaines l’encadrent. De ce fait, elle s’adapte aux Français comme les Français s’adaptent à elle !

Quand M. François Loncle, député de l’Eure, reproche à M. Nicolas Sarkozy de martyriser notre langue, l’indignation pour ma part vient (Indignez-vous ! dit Stéphane Hessel) de votre réponse, M. Luc Chatel, ministre en charge de l’Éducation dite nationale, qui nous assure qu’il faut s’adapter à son public en utilisant son langage, voire patois. En clair, d’après vous, M. Nicolas Sarkozy s’adapte au peuple : de là à penser que le peuple ne pourrait comprendre une langue française châtiée et correcte parce qu’il manque d’intelligence, il n’y qu’un pas. Cela s’appelle le nivellement par le bas : cette réponse est assez incroyable. Bientôt, vous allez nous dire qu’il faut « smsiser » – c’est à dire « phonétiser » – l’orthographe, pour que les jeunes nous comprennent, ne pas utiliser de mots compliqués autres que ceux que l’on trouve sur les skyblogs, et de continuer à faire fautes sur fautes sans rien contester (comme dans le titre du film « le fils à Jo » qui prend « à » pour l’appartenance au lien de « de ») parce que le peuple comprendra mieux !

M. Luc Chatel, je pense qu’il aurait été plus honnête de votre part de dire qu’il existe un langage écrit assez libre, fantaisiste, et surtout spontané, et un langage parlé plus précis et réglé, et que M. Nicolas Sarkozy, humain Français, fait des écarts plus par erreur que par envie de s’adapter au peuple, ce qui est profondément péjoratif et insultant à son égard en plus. Quant à M. François Loncle, j’aurais aimé qu’il félicitât le dit président pour son récent imparfait du subjonctif au sujet du départ de son ministre de l’Écologie. Ce qui est bien la preuve que l’erreur est humaine, mais les excuses à ces erreurs sont d’une autre planète …

J’ai la certitude qu’il faut parler comme l’on sait parler (et écrire) et non pas comme l’on doit parler en fonction du contexte. Lorsqu’on a le pouvoir du référant, c’est à dire celui d’être écouter comme un « maitre », on se doit d’apporter autant que possible son savoir sans prétention mais avec efficacité sans utiliser pour autant un « style amphigourique » mais simplement correct. Nous avons le droit à l’erreur, pourvu que l’on nous apprenne à la corriger illico.

En même temps, M. Luc Chatel, si vous pensez vraiment que le « peuple s’analphabètise » quelque peu, pourquoi ne pas plutôt tenter de le faire progresser au lieu de s’abaisser à lui comme vous pensez que M. Nicolas Sarkozy fait ? Qu’en dites-vous ? Vous reconnaissez sa faiblesse, mais ne faites rien contre ? Rappelez-moi votre métier déjà ?

M. Luc Chatel, vous avez validé par votre réponse le fait que l’on peut se ficher des règles de notre langue, pourvu que le message passe. Je souhaite courage aux professeurs pour expliquer le contraire à leurs élèves lors des prochaines épreuves de français.

Cordialement…

Thierry Brayer

Ps : et si vous trouvez des fautes dans cette lettre, sachez que c’est bien possible.



Rappel : source AFP – 5 janvier 2011

Chatel défend le style de langage de Sarkozy dénoncé par un député PS

PARIS — Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a défendu mercredi le style oral de Nicolas Sarkozy qui, selon lui, « parle clair et vrai » en réponse à un député PS dénonçant les « fautes de langage » du chef de l’Etat qui « s’apparente au populisme ».

Nicolas Sarkozy « maltraite » la langue française, allant parfois jusqu’à employer des « formulations vulgaires », a estimé le député PS François Loncle dans une question écrite à M. Chatel publiée au Journal officiel en février 2010.

M. Loncle demandait au ministre de « prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre au président de la République de s’exprimer au niveau de dignité et de correction qu’exige sa fonction ».

« Le président de la République parle clair et vrai, refusant un style amphigourique et les circonvolutions syntaxiques qui perdent l’auditeur et le citoyen », a répondu début décembre M. Chatel à M. Loncle, dans une lettre révélée lundi par Mediapart.

« Ses paroles relèvent de la spontanéité et, au contraire d’un calcul, sont le signe d’une grande sincérité », écrit le ministre, qui salue « de grandes qualités rhétoriques, telle que la force expressive, la conviction, l’à-propos, la repartie ou la puissance d’évocation ».

Réponse « aimable, intelligente et travaillée », estime M. Loncle. Mais « cela ne tient pas la route » selon le député, car « dans cette attitude qui consiste à malmener la langue française, la grammaire, la syntaxe, les accords, etc., il y a un manque de culture et d’éducation qui le caractérise et aussi une stratégie qui s’apparente au populisme ».



Débute pour cible !

Article écrit le 5 mars 2009 par Thierry BRAYER
5 03 2009

Julien Lepers présente son émission de très haut niveau de culture sur la trois : « Question pour un champion » ce jeudi 05 mars 2009. Il précise que la série est « spéciale langue française ». Il ajoute qu’il débutera cette série avec la Turquie.
Si débuter semble synonyme de commencer, il n’en reste pas moins intransitif, c’est-à-dire qu’il n’accepte pas de complément d’objet direct. En clair et en lumière, on ne débute pas quelque chose, c’est plus quelque chose qui débute, comment, pourquoi, quand …
Personnellement, je n’ai pas le niveau pour « Question pour un champion », même « spéciale langue française » !