LA VETERANE De Patrick MONTEL

Article écrit le 3 septembre 2011 par Thierry BRAYER
3 09 2011

Non !!! Patrick MONTEL sur France 2 ce jeudi 1er septembre à 12 h 42 en parlant de je ne sais quelle sportive qui était la plus âgée du tournoi a dit : « c’est la « vétérane » de la compétition » ! Au secours ! Tout comme « SARKO M’A TUER » où allusion est faite au fameux « OMAR M’A TUER » ou comme « LE FILS A JOE » au lieu de « DE » pour rappeler le « FILS A PAPA » qui est une erreur populaire malheureusement admise ! Certes, mais à diffuser ce genre de « private joke » à la cantonade fait qu’un certain nombre va penser que c’est correct et le resservir à son tour !

Messieurs les journalistes, vous êtes référents pour la langue française, votre pouvoir est grand : soyez prudents, car les dommages que vous causez sont définitifs !

Ensuite le débat sur la féminisation des mots qu’on croit masculins alors qu’ils sont neutres est une autre histoire, à ouvrir !



Avant Premiers …

Article écrit le 28 janvier 2011 par Thierry BRAYER
28 01 2011

J’admets parfois la redondance car utile mais celle-là frôle le ridicule. Et bien sûr, le tout en 4X3 en affichage urbain, pour bien le préciser.

(qu’ils sont ridicules ou premiers ?)



La Hollande n’est pas l’autre pays du fromage

Article écrit le 19 janvier 2011 par Thierry BRAYER
19 01 2011

La Hollande n’est pas l’autre pays du fromage, et vous savez pourquoi ? Parce que la Hollande n’est pas un pays, mais une région importante des Pays-Bas. Utiliser la partie pour le tout est une synecdoque, c’est comme si l’on nommait la France uniquement par l’Ile de France.



Morbide Dick !

Article écrit le 19 janvier 2011 par Thierry BRAYER
19 01 2011

Dans une ambiance morbide, il y a toujours de l’espoir. En effet, morbide veut dire « relatif à la maladie » et non pas « à la mort ». Donc, si l’on prend le bon médicament, cela devrait aller mieux, à médiator ou à raison ! Prendre un mot pour une autre, c’est prendre des vessies pour des lanternes, des avaries pour des avatars, bref, c’est impropre… Beurk !



Plus aucun ou pas du tout ?

Article écrit le 19 janvier 2011 par Thierry BRAYER
19 01 2011

« Il n’y a plus aucun portrait de Ben Ali en ville « , dit M. Pujadas ce soir ! « ne plus » + « aucun » s’annulant, cela veut dire : il y a des portraits en ville ! Ou aurais-je du comprendre le contraire du contraire ? M. Pujadas fait comme M. Chatel a dit et s’adapte en fonction du public : le nivellement par le bas est en marche !

Tout ça, c’est la faut’ à Voltaire, je vous le certifie ! Vite, un fauteuil : je m’écroule !



Immolation

Article écrit le 19 janvier 2011 par Thierry BRAYER
19 01 2011

S’immoler par le feu : d’aucuns pensent que c’est un pléonasme, ou une redondance … En fait, dans cette expression, le problème n’est pas « par le feu » mais plutôt « s’immoler ».

En effet, d’après les meilleurs dictionnaires :  » Une immolation (du latin immolare « offrir un sacrifice ») est un sacrifice généralement religieux. Par extension, « immolation » est devenu synonyme de « tuerie » ou « massacre » de victimes sans défense, particulièrement par le feu, mais pas uniquement. L’immolation peut avoir lieu par l’eau, le feu, la terre, le bois, le fer ou tout autre moyen. Le moyen le plus fréquent étant le feu, on attribue injustement l’action d’immoler au feu, alors qu’il faudrait préciser le moyen utilisé (par exemple « immolé par l’eau », « immolé par le feu »). » (Wikipedia).

On peut donc retenir que l’immolation est une forme de sacrifice suicidaire et l’on peut en préciser le moyen pour la réussir, pas obligatoirement par le feu.

De plus, chaque fois qu’un individu met fin à sa vie par cette forme, on parle a tort d’immolation pour la majeure partie des cas alors qu’il ne s’agit que d’un suicide, assez spectaculaire quand il est fait par le feu. Les journalistes – entre autres – ont réduit le sens de ce mot, et le monde de Panurge les suit…



À M. Luc Chatel, Ministre de l’Éducation nationale

Article écrit le 9 janvier 2011 par Thierry BRAYER
9 01 2011

Article ouvert à M. Luc Chatel, Ministre de l’Éducation nationale.

M. Luc Chatel.

La langue française appartient aux français : nous en sommes riches. Elle évolue naturellement sans demander quoi que ce soit à personne depuis quelques siècles, d’ailleurs aucune loi ne la régit, seules certaines l’encadrent. De ce fait, elle s’adapte aux Français comme les Français s’adaptent à elle !

Quand M. François Loncle, député de l’Eure, reproche à M. Nicolas Sarkozy de martyriser notre langue, l’indignation pour ma part vient (Indignez-vous ! dit Stéphane Hessel) de votre réponse, M. Luc Chatel, ministre en charge de l’Éducation dite nationale, qui nous assure qu’il faut s’adapter à son public en utilisant son langage, voire patois. En clair, d’après vous, M. Nicolas Sarkozy s’adapte au peuple : de là à penser que le peuple ne pourrait comprendre une langue française châtiée et correcte parce qu’il manque d’intelligence, il n’y qu’un pas. Cela s’appelle le nivellement par le bas : cette réponse est assez incroyable. Bientôt, vous allez nous dire qu’il faut « smsiser » – c’est à dire « phonétiser » – l’orthographe, pour que les jeunes nous comprennent, ne pas utiliser de mots compliqués autres que ceux que l’on trouve sur les skyblogs, et de continuer à faire fautes sur fautes sans rien contester (comme dans le titre du film « le fils à Jo » qui prend « à » pour l’appartenance au lien de « de ») parce que le peuple comprendra mieux !

M. Luc Chatel, je pense qu’il aurait été plus honnête de votre part de dire qu’il existe un langage écrit assez libre, fantaisiste, et surtout spontané, et un langage parlé plus précis et réglé, et que M. Nicolas Sarkozy, humain Français, fait des écarts plus par erreur que par envie de s’adapter au peuple, ce qui est profondément péjoratif et insultant à son égard en plus. Quant à M. François Loncle, j’aurais aimé qu’il félicitât le dit président pour son récent imparfait du subjonctif au sujet du départ de son ministre de l’Écologie. Ce qui est bien la preuve que l’erreur est humaine, mais les excuses à ces erreurs sont d’une autre planète …

J’ai la certitude qu’il faut parler comme l’on sait parler (et écrire) et non pas comme l’on doit parler en fonction du contexte. Lorsqu’on a le pouvoir du référant, c’est à dire celui d’être écouter comme un « maitre », on se doit d’apporter autant que possible son savoir sans prétention mais avec efficacité sans utiliser pour autant un « style amphigourique » mais simplement correct. Nous avons le droit à l’erreur, pourvu que l’on nous apprenne à la corriger illico.

En même temps, M. Luc Chatel, si vous pensez vraiment que le « peuple s’analphabètise » quelque peu, pourquoi ne pas plutôt tenter de le faire progresser au lieu de s’abaisser à lui comme vous pensez que M. Nicolas Sarkozy fait ? Qu’en dites-vous ? Vous reconnaissez sa faiblesse, mais ne faites rien contre ? Rappelez-moi votre métier déjà ?

M. Luc Chatel, vous avez validé par votre réponse le fait que l’on peut se ficher des règles de notre langue, pourvu que le message passe. Je souhaite courage aux professeurs pour expliquer le contraire à leurs élèves lors des prochaines épreuves de français.

Cordialement…

Thierry Brayer

Ps : et si vous trouvez des fautes dans cette lettre, sachez que c’est bien possible.



Rappel : source AFP – 5 janvier 2011

Chatel défend le style de langage de Sarkozy dénoncé par un député PS

PARIS — Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a défendu mercredi le style oral de Nicolas Sarkozy qui, selon lui, « parle clair et vrai » en réponse à un député PS dénonçant les « fautes de langage » du chef de l’Etat qui « s’apparente au populisme ».

Nicolas Sarkozy « maltraite » la langue française, allant parfois jusqu’à employer des « formulations vulgaires », a estimé le député PS François Loncle dans une question écrite à M. Chatel publiée au Journal officiel en février 2010.

M. Loncle demandait au ministre de « prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre au président de la République de s’exprimer au niveau de dignité et de correction qu’exige sa fonction ».

« Le président de la République parle clair et vrai, refusant un style amphigourique et les circonvolutions syntaxiques qui perdent l’auditeur et le citoyen », a répondu début décembre M. Chatel à M. Loncle, dans une lettre révélée lundi par Mediapart.

« Ses paroles relèvent de la spontanéité et, au contraire d’un calcul, sont le signe d’une grande sincérité », écrit le ministre, qui salue « de grandes qualités rhétoriques, telle que la force expressive, la conviction, l’à-propos, la repartie ou la puissance d’évocation ».

Réponse « aimable, intelligente et travaillée », estime M. Loncle. Mais « cela ne tient pas la route » selon le député, car « dans cette attitude qui consiste à malmener la langue française, la grammaire, la syntaxe, les accords, etc., il y a un manque de culture et d’éducation qui le caractérise et aussi une stratégie qui s’apparente au populisme ».



Fête des faite !

Article écrit le 3 janvier 2011 par Thierry BRAYER
3 01 2011

Hélène BONDUELLE sur I-TELE : « La victime s’est faite agresser » Non ! Une femme s’est FAITE belle pour son amoureux – et il la remercie – , mais pour son agresseur, elle s’est FAIT agresser, malheureusement  …

Donc, le participe passé « fait » immédiatement suivi d’un infinitif est toujours invariable !



Question-réponse

Article écrit le 3 janvier 2011 par Thierry BRAYER
3 01 2011

Elena VOLOCHINE sur I-TELE : « On ne sait si les braqueurs étaient un ou plusieurs car ils ont pris la fuite ». Donc, ils étaient plusieurs ? Donc cette interrogation n’en est pas une.



Vous avez dit erreurs linguistiques majeures ?

Article écrit le 3 janvier 2011 par Thierry BRAYER
3 01 2011

EXEMPLE 1

Réserver : Retenir quelque chose pour être certain de pouvoir en disposer plus tard. Il est donc évident que réserver à l’avance est un plénonasme. La S.N.C.F. voulait surement (ou sûrement) dire : « Réserver longtemps à l’avance » mais ne l’a pas dit !

EXEMPLE 2

Non, ce n’est pas Evènement qui pose un problème, sauf le fait qu’il n’y ait pas d’accent sur le E ! En aucun cas, les majuscules ne sont dispensées d’accents : écrivons Évènement. Quant au second «e», il fut longtemps aigu alors qu’il est prononcé grave. Il fut, car depuis plus de dix ans, le Conseil supérieur de la langue française prône son remplacement par un grave, en accord avec sa prononciation. Mais peu le savent et nous trouvons les deux orthographes, quoique rarement évènement, sauf ici : bravo ! Non, le problème sérieux est ailleurs, dans le titre même de la société : on ne prononce pas ce qui est écrit ! Mr est l’abréviation de Mister, et c’est M. qui est celle de Monsieur. Quant au point entre MR et BRICOLAGE, on ne sait ce qu’il fait là ! Ah si ! Pour faire beau !

En savoir plus sur les nouvelles propositions de simplification de la Langue française ?


EXEMPLE 3

Et là ? Comment écrivez-vous « prêts » ? Pas comme sur l’affiche en tout cas ! Il y a des fautes que l’on est prêt à oublier en revanche.Universal Pictures et Metrobus n’ont pas décidé de refaire l’affiche du film que l’on a finalement oublié.


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